Le cinéma au collège

Plusieurs enseignants virent dans le cinéma un excellent moyen pour les élèves de se divertir, d'illustrer les cours et de compléter leur culture, qui n'incluait pas cet aspect.

Une fois faite l'acquisition du matériel de projection, la "chausserie" de la cour des grands transformée en salle "technique" de projection et la location des bobines acceptée, les séances eurent lieu dans la salle des fêtes du collège, la salle Saint Augustin, où avaient lieu depuis des générations la distribution des prix.

Mais il y eut une exception : les élèves réalisèrent aussi leurs films ... dont nous n'avons pas retrouvé trace. Le premier film "L'Amitié était au rendez-vousréalisé avec des élèves de troisième (leurs souvenirs) qui y travaillèrent sous la direction de leur professeur, l'abbé Michel Rebondy dans les années soixante. D'ailleurs Le Courrier le l'Ouest en fit part à la population.

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Mais voyons un peu d'histoire :

Pour la première fois au collège, il a été question de cinéma, grâce à l'abbé Louis Deshaies Diocèse  Vos écrits, professeur puis préfet de discipline entre 1954 et 1960. Nous avons ainsi découvert dans la salle des fêtes le cinéma russe : "Le cuirassé Potemkine" a laissé d'inoubliables images dans les mémoire .

Xavier Mélard (cours 1963) en parle avec humour : Vous vous rappelez que l'abbé Deshaies nous a présenté au ciné-club pendant une saison complète les films, cinéastes, réalisateurs russes et soviétiques ... bolcheviks ...
Gérard Lebouchet (cours 1957) : S’il est un autre domaine où je dois un très grand merci au collège, c’est celui du cinéma. Tous les quinze jours, je crois, nous voyions débarquer un monsieur qui, dans la salle d’études et du haut de l’estrade, entamait la présentation du film programmé par ces mots : «Le film que nous allons voir ce soir… ». Nous assistions ensuite à la projection d’inoubliables chefs d’œuvre ; c’est ainsi que je suis devenu cinéphile. Peut-être n’est-ce d’ailleurs pas seulement un hasard si je me suis retrouvé beaucoup plus tard directeur du palais des Festivals de Cannes. Et si, aujourd’hui encore, j’organise chez moi des séances privées de cinéma en présentant, à une trentaine de personnes chaque fois, des films de grands réalisateurs injustement méconnus ou oubliés. 
J'ai aussi repensé aux nombreux films vus à Combrée dont quelques titres sont encore dans ma mémoire : "Farrebique", de Georges Rouquier ; "L’homme au complet blanc", avec Alec Guinness ; "A nous la liberté", de René Clair ; "Le voleur de bicyclette", de Vittorio de Sica ; le célèbre "Les disparus de Saint Agil", de Christian-Jaque, dont, je crois, une version plus récente et moins bonne, avec Michel Galabru, a été tournée dans les murs du collège. D’autres, dont j’ai conservé les images sans retrouver les titres… hélas !

 

Puis arriva l'abbé Michel Rebondy Autre document, professeur de lettres de 1962 à 1966. Non seulement les élèves ont eu de nombreuses séances, mais certaines d'entre elles furent ouvertes au public du bourg de Combrée : était né le Ciné-Club du Collège. De plus les spectateurs eurent droit à chaque film à une fiche très complète où l'on trouvait des critiques, des renseignements sur le metteur en scène et les acteurs, etc... Des anciens élèves lui disent "Merci pour le cinéma"

Etienne Charbonneau (cours 1966) vous livre ses souvenirs de projectionniste. 

Bulletin de Noël 1965 : Il y est question d'un "camp cinéma" mis en place en juillet 1965 par l'abbé Rebondy pour ses élèves de 3ième. Un second film a donc dû être tourné : qu'est devenu ce film ?

 

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